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Retour d’expérience et réflexions suite à une participation en tant que juge à un CTF TraceLabs

Le samedi 7 août dernier a eu lieu un nouveau CTF (Capture The Flag) proposé par l’organisation canadienne TraceLabs. Cette compétition a lieu autour de cas réels de disparition et de 100 à 200 équipes de quatre personnes (suivant les sessions) s’affrontent pour retrouver des informations pertinentes et utiles sur ces disparus.


Eric RUFFIE, fondateur et gérant de la société, participait pour la septième fois à ce CTF. Particularité, cette participation n’était pas en tant que compétiteur mais en tant que juge. L’objectif n’était donc plus de retrouver des informations pertinentes sur des personnes disparues mais de valider ou rejeter les informations (flags) soumises par les équipes dont chaque juge avait la responsabilité.


Il s’est agit là d’une occasion unique de voir « l’envers du décor », le très gros travail fait par les juges pour la gestion des différentes équipes, la compréhension des différentes pistes suivies mais aussi des façons de soumettre les informations. Chaque juge a plusieurs équipes en charge et aucune ne se ressemble : certaines flaggent massivement, d’autres très peu ; certaines font l’environnement familial et amical du ou de la disparu(e), d’autres lancent directement les recherches sur lui/elle ; des équipes scorent chaque information qu’elles retrouvent tandis que d’autres ne flaggent que celles qui rapportent beaucoup de points.


Le juge doit aider « ses » équipes à soumettre le mieux possible les informations qu’elles retrouvent et pour cela il doit identifier rapidement la manière de rechercher et d’opérer de chacune d’entre elles. Ce rôle n’est pas uniquement de rejeter les flags et de sanctionner, très loin de là. Certaines équipes tentant cependant de contourner quelques règles, c’est au juge de discuter avec elles pour éviter que cela ne se reproduise.




Interface utilisée par les juges


Il faut également souligner le très gros travail effectué par les équipes de TraceLabs, aussi bien pour l’identification des cas à inclure dans les CTF que pour la préparation de la compétition et la gestion des différentes plateformes utilisées. Un grand merci à eux pour leur disponibilité aux côtés des juges et des participants, et ce tout au long du CTF.


Un grand merci également aux autres juges avec lesquels il a été possible d’échanger tout au long de la compétition, pour demander un second avis ou simplement discuter et faire retomber une pression toujours présente. Merci à vous, vraiment !


Cela a été évoqué, TraceLabs est une organisation canadienne et la très grande majorité des cas de disparition soumis aux participants des CTFs concerne donc des citoyens américains. On ne peut qu’espérer qu’un jour viendra où un CTF sera organisé en France sur des cas de disparition touchant des citoyens de ce pays, bien sûr en accord et avec le feu vert des services de police ou de gendarmerie en charge de l’enquête.

 
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